Chères amies et chers amis de la souveraineté alimentaire 

Les débats au Conseil national sur l’initiative Souveraineté alimentaire se tiendront le 5 et 7 décembre 2017. Balthazar Glättli, Conseiller national des Verts et Président du groupe interparlementaire souveraineté alimentaire, a soulignée l'importance de notre initiative comme une réponse cinglante à la «vue d'ensemble du développement à moyen terme de la politique agricole» dévoilée le 1er novembre 2017 par J. Schneider Ammann. Prise de position qui a provoqué un tremblement de terre à l'Union Suisse des Paysans alors qu’elle pensait être à l’abri suite au vote favorable sur le contre-projet à l’initiative pour la sécurité alimentaire.
 
Notre initiative offre l’occasion d’infléchir la politique agricole
du Conseil fédéral !

La volonté du Conseil fédéral de poursuivre la libéralisation des marchés et de signer des accords de libre-échange avec les Etats du Mercosur (parmi eux le Brésil et l’Argentine) comme avec la Malaisie et l’Indonésie tout en les présentant comme supportables pour les paysannes et les paysans et durables à tout point de vue est un mensonge. Notre initiative encourage une régulation juste à la frontière qui redonne de la valeur aux standards écologiques et sociaux.
 
Nous attendons donc avec intérêt le débat parlementaire. Un soutien transgressant les limites traditionnelles des partis serait souhaitable. Nous serons présent.e.s sur place et continuerons à rapporter l'avancement de ce processus parlementaire via Facebook.
 
Quelle valeur donnons-nous encore aux denrées alimentaires ?
Monsieur et Madame Schweizer dépensaient en 2015, selon les statistiques fédérales, encore 6.3% de leur budget pour l’alimentation (y.c. alcool) alors que ces dépenses se situaient à 11% en 1990. Nous nous trouvons ainsi à la 4ème place mondiale des populations dépensant le moins pour se nourrir. Les prix aux producteurs ont diminué de 30% en 30 ans alors que les prix aux consommateurs ont augmenté de 14%. Ce sont donc les transformateurs pour partie et surtout les distributeurs qui profitent de cette tendance. Prenons l’exemple du marché du lait : le prix au producteur est d’environ 50 cts/litre alors que les coûts de production se situent à 1.-/litre. Nous exigeons ainsi plus de transparence sur le marché, avec des prix justes tout au long de la chaine de valeur ajoutée. Nous encourageons également la commercialisation directe au niveau régional et le maintien de structures de transformation locales. Vous pouvez soutenir également notre pétition pour un prix du lait équitable sur : www.uniterre.ch/signer
 
Un changement structurel souhaité
Selon le récent rapport agricole 2016 de l’Office fédéral de l’agriculture, 1’000 fermes ont à nouveau mis la clé sous le paillasson cette année. Les terres ont été récupérées pour créer de plus grandes structures agricoles. Le revenu de l’exploitation agricole pour les 52'263 exploitations restantes se situe en moyenne à 64'300 francs. Les exploitations de montagne et des collines sont en dessous.  La surface agricole utile diminue cette année de 653 ha, soit 17'900 m2 par jour. Notre initiative demande des mesures plus efficaces pour protéger les terres agricoles et les surfaces d’assolement. La concentration des terres et le prix toujours plus élevé pour racheter les domaines agricoles limitent fortement les possibilités pour la nouvelle génération de s’installer.
                                          
De vraies solutions à la crise climatique
Au niveau mondial, l’agriculture industrielle participe à raison d’un tiers aux émissions de CO2. Elle contribue à la dégradation des sols, nécessite une grande utilisation d’engrais et de produits chimiques de synthèse, épuise les ressources naturelles et a entraîné une baisse dramatique de la biodiversité. Le rapport mondial sur l’agriculture (2008) ainsi que les « Objectifs du développement durable » des Nations Unies visant à lutter contre la faim et à encourager une agriculture durable sont des références importantes pour notre initiative.
 
Plus d’auto approvisionnement et moins de pollution de l’environnement.
Une nouvelle étude d’Agroscope amène également de l’eau à notre moulin. Beatrix Mühlethaler écrivait à ce propos: «Le modèle alimentaire optimisé pour protéger l’environnement démontre quelque chose de surprenant. Le taux d’auto approvisionnement des denrées alimentaires et des fourrages augmente de 54 à 78%. Si en plus de cela, nous ne gaspillons plus notre nourriture comme nous le faisons aujourd’hui, notre agriculture locale pourrait répondre à 90% de nos besoins. Mais évidemment, pour atteindre de tel résultat, notre liste de courses devrait changer radicalement : plus de légumes et moins de viande.
 
Nous espérons que notre initiative puisse contribuer de manière probante à une nouvelle vision de la politique agricole et alimentaire et ceci aussi en visant à influencer la réforme de la politique agricole 22+.

Je vous souhaite des joyeuses fêtes et envoie mes meilleures salutations !
 
Mathias Stalder, coordinateur de l’Alliance et secrétaire d’Uniterre
 
     
     
 
     
 
 
     
 
Faites un don!
Une campagne de votation coûte très cher. Nos moyens sont limités. Nous travaillons avec beaucoup de bénévoles, mais nous avons aussi besoin de vous. Que vous donniez CHF 20, 50, 100, voire plus, d’avance, un grand merci à vous. Chaque franc versé compte !
Lire la suite
 
 
     
 
     
 
Participez maintenant!
Notre succès dépend d’une campagne réussie et d’un grand nombre de bénévoles. Aidez-nous à effectuer les maintes petites tâches qui font partie d’une campagne : distribuer des encarts et des affiches, traduire, s’engager dans un comité local.
Contactez-nous !
EndFragment 
 
     
 
 
 
     
 
     
 
 
     
 
Lisa Mazzone, conseillère nationale, les Verts
«Manger est certainement l’activité quotidienne la plus répétée. La souveraineté alimentaire est un pilier pour répondre à ce besoin essentiel de manière solidaire et durable. Pendant que l’industrie agroalimentaire et les intermédiaires s’enrichissent, les agriculteurs ne bénéficient pas du juste prix de leur travail et les pesticides mettent leur santé ainsi que la nôtre en danger. Avec la souveraineté alimentaire, construisons une autre agriculture, qui garantisse un revenu décent aux producteurs, qui rapproche le mangeur du champ et qui préserve les sols, la nature, les animaux et la diversité des cultures.»
EndFragment 
 
 
     
  AGENDA

Samedi, 9 décembre 2017, 14h - 16h30
Mobilisation paysanne contre l'OMC
Place de la Navigation Genève

Jeudi, 18 janvier 2018, 20h
Première rencontre jeunes paysan-ne-s
Uniterre, av. du Grammont 9, Lausanne

Mardi, 23 janvier 2018,  19h
Restaurer notre lien à la terre pour mieux nourrir les humains
Casino de Montbenon, Salle des fêtes, Lausanne
 
     
     
 
 
     
 
Le 30 mars 2016 nous avons déposé avec fierté les 109'000 signatures qui matérialisent notre volonté d’une politique agricole cohérente avec les besoins actuels des paysan-ne-s et de la population.
L’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire, avec plus de 70 organisations suisses, liée au mouvement paysan mondial la Via Campesina, a l’opportunité d’amener un profond changement dans la politique agricole. La demande d’une agriculture durable, régionale, rémunératrice, respectueuse de l’environnement et sans OGM.
 
 
 
     
 
  Adresse:
Alliance pour la souveraineté alimentaire
CP 925
1001 Lausanne


www.souverainete-alimentaire.ch
 
 
Dons:
Banque Alternative Suisse
4601 Olten 
Clearing 8390
IBAN CH58 0839 0034 6165 1000 6